---CITROëN
---PEUGEOT
---RENAULT

---ALFA ROMEO
---FIAT
---LANCIA

---JAGUAR
---Land Rover
---Rover

---Audi
---Bmw
---Ford
---Mercedes-Benz
---Opel
---Porsche
---Smart
---Volkswagen

---Chrysler
---Jeep

---Daewoo
---Hyundai
---Kia
---Ssangyong

---Honda
---Mazda
---Nissan
---Suzuki
---Toyota

---Saab
---Volvo

---Seat

---Skoda

---Dacia

-OPEL ZAFIRA

Cette critique automobile a été rédigée en septembre 2005

Plus intelligente encore que la Zafira première du nom, sa seconde génération a tout du bon monospace, gracieux, pratique et efficace.

Opel Zafira : une intelligence conceptuelle tangible

Avec 1,4 million d’unités vendues, dont 200.000 en France, la Zafira a permis à Opel de connaître l’une des plus belles réussites commerciales dans le créneau toujours très porteur des monospaces compacts. Lancée à la mi-septembre 2005, la seconde génération ambitionne assurément de faire aussi bien, dans le contexte d’une concurrence évidemment renforcée. Le constructeur de Rüsselheim a donc jeté toutes ses forces vives dans cette bataille et côté technique, le résultat est là, tangible...
Tout d’abord, la nouvelle Zafira a de l’allure.
Si les traits essentiels de caractère de la première mouture perdurent dans la seconde, les volumes se sont étoffés par la transposition des effets de style qui ont si bien réussis au look de la récente Astra. Rehaussant des lignes tendues qui donnent une idée neuve d’Opel, un avant plongeant, des épaulements robustes comme des passages de roue marqués insufflent une consistance certaine à ce nouveau monospace. Egalement rendu plus plaisant par une calandre chromée chargée de la nouvelle identité visuelle de la marque au blitz, ainsi qu’un large jonc chromé transversal qui signe le hayon arrière à large ouverture, pour en faciliter l’accès.
Dans l’habitable,
l’empattement légèrement allongé optimise un peu plus un espace généreux, valorisé par un aménagement de qualité. Aussi fraîche d’allure que bien réalisée, dans des matériaux flatteurs qui haussent la qualité perçue à un niveau élevé, la planche de bord témoigne d’une ergonomie sans faille. Le volant, multifonction de série, est réglable sur ses deux axes, un grand écran central pilote les appareils multimédia, notamment la navigation GPS ou la téléphonie main-libre Bluetooth, optionnels, qui consacrent la modernité fonctionnelle de la dernière Zafira. Un esprit que l’on retrouve avec autant d’évidence dans la modularité des sièges arrière qui reprennent l’astucieux système Flex 7, à l’origine du succès du premier modèle en offrant jusqu’à 7 places, celles des deux rangs postérieurs s’affaissant dans le plancher lorsqu’on veut gagner en chargement. Toute fastidieuse dépose de siège est donc ici évitée. La nouvelle Zafira accentue cet atout majeur par une facilité de manipulation encore accrue. En outre, la capacité du coffre s’est étoffée, tant dans sa configuration mini (+ 45 dm3) qu’en volume de chargement maxi (+ 120 dm3), en partie grâce à la banquette de 2e rang qui coulisse en longueur. Constituée de trois dossiers asymétriques, l’élément central abaissé forme également un confortable accoudoir lorsque deux occupants seulement partagent cette rangée.
Proposée sous quatre niveaux de finition, Enjoy, Enjoy Pack, Elegance et Cosmo,
la Zafira innove dans sa version haut de gamme par son pavillon exclusif “Aviation” qui ménage au centre du toit cinq coffrets de rangement en file indienne, cernés de part et d’autre par 4 hublots qui induisent un surcroît de luminosité intérieure lorsqu’ils ne sont pas occultés par les stores commandés électriquement. Ce dispositif entraîne une légère protubérance sur le toit, sans nuire à l’esthétique générale. On peut refuser cet équipement en option négative et amoindrir ainsi le prix facial de l’exécution Cosmo de 1.400 EUR, mais quel dommage !
Même en base, la Zafira possède quelques équipements novateurs, tel le frein à main en force de U qui libère un chouilla de place utile supplémentaire entre les deux sièges avant, ou les feux stop par LED à forte intensité lumineuse qui clignotent lorsque l’ABS est sollicité. La dotation est déjà très complète, packs et options permettant une personnalisation poussée, à l’allemande. Parmi ces dernières, citons la clef électronique qui permet de déverrouiller et démarrer en la portant juste sur soi, ou bien la surveillance de pression des pneus.
S’appuyant sur les trains de roulement de l’Astra, le châssis se signale de son côté par la possibilité d’opter pour une suspension à amortissement piloté IDS, véritable “première” dans cette catégorie automobile. Autre bon point, l’antidérapage ESP, non déconnectable, est de série sur tous les modèles.
En sécurité passive, c’est aussi le sans faute puisque la Zafira, avec 6 airbags standard et une structure très optimisée, vient d’obtenir 5 étoiles - la meilleure note - aux crash-tests indépendants sévérisés EuroNCAP.
Enfin, quelques nouveautés dans la palette étendue des motorisations (1.6 de base notamment), comme des transmissions, achèvent d’accorder à la dernière Zafira aux besoins de chacun.

Un vrai progrès

Le moteur à peine démarré, la bonne impression de départ perdure par un comportement dynamique sans faille. Précise et incisive avec une démultiplication réduite à 2,5 tours de volant d’une butée à l’autre, la direction inscrit la nouvelle Zafira exactement sur la trajectoire voulue. Avec un plaisir de conduite largement plus affermi, spécialement lorsqu’on dispose de l’intéressante suspension pilotée IDS. La seule réserve, légère, venant des pneus larges à profil bas qui peuvent parfois, malgré les régulations électroniques, tirer dans le volant au passage de revêtements d’adhérence inégale de chaque côté des roues motrices et directrices. Le freinage est excellent et, en dépit de la hauteur passablemnt importante du véhicule (1,67 m avec pavillon Aviation), le roulis en virage est limité au mieux grâce à son centre de gravité placé bas, moyennant quoi la Zafira semble bien virer à plat. Ce qui ne l’empêche pas d’offrir une certaine souplesse d’amortissement tout en conservant une bonne stabilité d’assiette. Dommage que les dossiers des sièges avant se révèlent si fermes à l’usage...
Entre les deux motorisations diesel les plus joufflues, 120 et 150 ch, appelées à être les plus prisées, l’écart de punch est assez sensible, mais sans jamais discréditer le moins fringant à l’épreuve de la route, car il dispose déjà d’un estimable couple maxi de 280 Nm entre 2.000 et 2.750 tr/mn (contre 320 Nm au plus puissant). Son acoustique un peu plus douce est aussi à prendre en compte, et ceux qui privilégient l’agrément à la performance absolue gagneront à l’associer à la boîte auto à 6 rapports. Sans beaucoup estomper la puissance, la BVA lisse en effet les à-coups de conduite tout en favorisant la sobriété. A 130 km/h sur la 6e, le “moulin” ne dépasse pas ainsi les 2.100 tr/mn !
En 150 ch, la boîte manuelle à 6 vitesses libère davantage de force brute, favorisant l’obtention d’une bonne moyenne horaire sur les longues étapes. Seul petit coup de griffe : le pommeau du levier de vitesses n’est pas très agréable dans la main, à cause du curieux ergot de marche arrière.
Pour les amateurs de brio, plus nombreux de l’autre côté du Rhin, Opel a coiffé ses cinq motorisations essence par un 2 l. Turbo 200 ch découvert sur l’Astra GTC, et qui donne bien plus de muscle à cette familale. Mais dès cet automne, une sportive version OPC - le top du dynamisme chez Opel - sortira avec 240 ch pour conjuguer vélocité et sorties familiales. Un “modèle image” davantage conçu pour l’Allemagne et ses autoroutes à vitesse libre, Opel étant d‘ailleurs le seul à arborer les “peintures de guerre” sur un monospace ! Tant il est vrai que le rêve - en l’occurrence, la manifestation d’un réel savoir-faire technique exacerbé - contribue bien à forger la réalité d’une marque automobile.

Fiche technique

Carrosserie
• Monospace 5 portes 7 places de 4,46 m de long.
• Coffre : 140/1.820 dm3.
• Poids à vide : 1.538 kg (1.9 CDTi 100 ch).

Motorisation
• Essence 4 cylindres 16 soupapes 1.598 cm3 Twinport 77 kW/105 ch/7 ch, 1.796 cm3 103 kW/140 ch/9 cv, 2.198 cm3 à injection directe 110 kW/150 ch/10 cv, 1998 cm3 Turbo 147 kW/200 ch/13 cv.
• Turbo-diesel 4 cylindres 16 soupapes common rail CDTi 1.910 cm3 74 kW/100 ch/6 cv, 88 kW/120 ch/7 ou 8 cv et 110 kW/150 ch/9 cv.
• Boîte mécanique 5 vitesses, 6 vitesses (2 l. Turbo et tous 1.9 CDTi), BVA 4 rapports (2.2 Direct) ou 6 rapports 1.9 CDTi 120 et 150 ch).
• Direction à assistance variable électrohydraulique, ABS/EBD, ESP Plus avec contrôle de traction TC Plus, 6 airbags (dont deux rideaux) de série.

Performances
(données constructeur, 1.9 CDTi 120 ch/150 ch/1.8i)
• V Max : 186/202/197 km/h. 0-100 km/h : 12”2/10”4/11”5.
• Conso moy. norm : 7,7-5,2-6,1/7,8-5,3-6,2/10,3-6,4-7,8 l./100.
• CO2 : 165/167/187 g/km.

Prix (en septembre 2005)
• 6 versions essence de
19.400 EUR (1.6i Enjoy) à 29.600 EUR (2.0 T Cosmo),
• 11 versions diesel de
21.400 EUR (1.9 CDTi 100 ch Enjoy) à 28.900 EUR (1.9 CDTi 150 ch Cosmo).

ATOUTS

Rangements nombreux et souvent astucieux.
Harmonie intérieures bicolores réussies.
Qualité de réalisation de l’habitacle.
Commodité de la modularité intérieure.
Modernité technique.
Sécurité comportementale.
Baisse de prix à équipement égal sur la génération précédente.

LACUNES

Fermeté discutable des sièges avant.
Petites pertes de motricité avec les pneus les plus larges.

LES PHOTOS...

L’inédit pavillon Aviation entraîne une légère protubérance sur le toit de la Zafira, mais sans nuire à son esthétique agréable. Parmi les attraits de la nouvelle Zafira : la transformation si facile de son aménagement intérieur.



---HAUT de page

Passer une annonce | Principe du site | Aide et Contact | Conditions Générales | Déconnexion
Nos sites partenaires : www.frisssons.com - www.immo-annonces.info
Création PaoPresse